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A Angora aupres de Mustafa Kemal

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Il y a de cela exactement sept ans, en 1913, M. Georges Rémond, correspondant de guerre de L'Illustration, au camp turco-arabe de Tripolitaine, écrivait à son retour: «J'avais appris qu'un peuple n'est point vaincu, quelles que soient les forces qui le menacent, tant qu'il ne se résigne pas lui-même: qu'il trouve dans sa religion son plus efficace moyen de résistance, et que la force et la durée de celle-ci devraient être mesurées «la profondeur de sa foi.» L'auteur citait encore dans ce même livre une phrase de Napoléon Ier sur les Turcs, une phrase vieillie, mais dont on commence à reconnaître en France la justesse: «Je serai utile à mon pays, si je puis rendre la force des Turcs plus redoutable à l'Europe.» Rentré d'Angora, je viens d'écrire ces notes, ces articles, et je les réunis ici. Cest un amas d'impressions très disparates. Le lecteur y trouvera peut-être toutefois quelque lumière sur ce qu'est le mouvement nationaliste turc en Asie mineure, tant calomnié, si peu connu. Arrivé à Constantinople, j'adressais ces mots à une Revue française: «Je rentre d'Angora, de l'Anatolie soulevée et luttant contre ceux qui veulent s'étouffer; je tiens à faire entendre en France—la seule terre de liberté à l'étranger où peut encore s'élever la voix des opprimés—un cri bien faible hélas, en faveur d'un peuple entier qui lutte pour la défense du sol natal...«Là-bas, tous—jeunes et vieux—ont pris les armes, en ont trouvé Dieu sait où, car la Turquie désarmée fut honteusement attaquée à Smyrne. Tous, jeunes et vieux, se sont levés pour la défense du territoire ottoman, pour cet idéal humain le plus impérieux: La lutte pour la vie! «Stamboul, notre cher et paisible Stamboul de jadis, le sol sacré de notre foi, le berceau de notre nation est sous la menace persistante des bouches à feu des cuirassés britanniques, prêts à vomir la mort, prêts à réduire en poudre nos mosquées, nos turbès, nos minarets et nos palais qui ne sont plus nôtres...«A Stamboul, où l'on chérissait la France, règne la terreur hypocrite des Britanniques, qui s'efforcent de saper l'œuvre française établie en Turquie depuis des siècles.»
Il y a de cela exactement sept ans, en 1913, M. Georges Rémond, correspondant de guerre de L'Illustration, au camp turco-arabe de Tripolitaine, écrivait à son retour: «J'avais appris qu'un peuple n'est point vaincu, quelles que soient les forces qui le menacent, tant qu'il ne se résigne pas lui-même: qu'il trouve dans sa religion son plus efficace moyen de résistance, et que la force et la durée de celle-ci devraient être mesurées «la profondeur de sa foi.» L'auteur citait encore dans ce même livre une phrase de Napoléon Ier sur les Turcs, une phrase vieillie, mais dont on commence à reconnaître en France la justesse: «Je serai utile à mon pays, si je puis rendre la force des Turcs plus redoutable à l'Europe.» Rentré d'Angora, je viens d'écrire ces notes, ces articles, et je les réunis ici. Cest un amas d'impressions très disparates. Le lecteur y trouvera peut-être toutefois quelque lumière sur ce qu'est le mouvement nationaliste turc en Asie mineure, tant calomnié, si peu connu. Arrivé à Constantinople, j'adressais ces mots à une Revue française: «Je rentre d'Angora, de l'Anatolie soulevée et luttant contre ceux qui veulent s'étouffer; je tiens à faire entendre en France—la seule terre de liberté à l'étranger où peut encore s'élever la voix des opprimés—un cri bien faible hélas, en faveur d'un peuple entier qui lutte pour la défense du sol natal...«Là-bas, tous—jeunes et vieux—ont pris les armes, en ont trouvé Dieu sait où, car la Turquie désarmée fut honteusement attaquée à Smyrne. Tous, jeunes et vieux, se sont levés pour la défense du territoire ottoman, pour cet idéal humain le plus impérieux: La lutte pour la vie! «Stamboul, notre cher et paisible Stamboul de jadis, le sol sacré de notre foi, le berceau de notre nation est sous la menace persistante des bouches à feu des cuirassés britanniques, prêts à vomir la mort, prêts à réduire en poudre nos mosquées, nos turbès, nos minarets et nos palais qui ne sont plus nôtres...«A Stamboul, où l'on chérissait la France, règne la terreur hypocrite des Britanniques, qui s'efforcent de saper l'œuvre française établie en Turquie depuis des siècles.»

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