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Compte rendu, le procès : l'accusateur public contre Isorni, les 15 et 16 janvier 1965
Indigo
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Compte rendu, le procès : l'accusateur public contre Isorni, les 15 et 16 janvier 1965
Current price: $14.99


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Le 9 septembre 1963, Jacques Isorni publiait son livre Jusqu’au bout de notre peine. Le 30 novembre, ce livre faisait l’objet d’une double inculpation visant l’éditeur et son complice principal, l’auteur, pour offenses au Chef de l’État. Les 15 et 16 janvier 1965, la 17e Chambre correctionnelle devait écouter les explications de l’inculpé Isorni, le réquisitoire du substitut, et les plaidoiries du bâtonnier Toulouse et de Jacques Isorni qui, suspendu du Barreau, se défendait lui-même. Le 30 janvier, la 17e Chambre devait condamner Jacques Isorni et la Table Ronde, chacun à 2.000 F d’amende et ordonner la saisie et la destruction du livre. Ces deux journées graves — où furent entendues en particulier des révélations concernant l’assassinat de l’amiral Darlan et l’attentat contre le général Giraud — ont été, pour l’Histoire, consignées par sténographie. Voici les débats dans toute leur nudité et, conformément à la Loi, dépouillés de tout commentaire. Aux lecteurs, à leur tour, de juger, en leur âme et conscience. Comme le crie l’appariteur à l’assistance qui se lève : « Le Tribunal ».
Le 9 septembre 1963, Jacques Isorni publiait son livre Jusqu’au bout de notre peine. Le 30 novembre, ce livre faisait l’objet d’une double inculpation visant l’éditeur et son complice principal, l’auteur, pour offenses au Chef de l’État. Les 15 et 16 janvier 1965, la 17e Chambre correctionnelle devait écouter les explications de l’inculpé Isorni, le réquisitoire du substitut, et les plaidoiries du bâtonnier Toulouse et de Jacques Isorni qui, suspendu du Barreau, se défendait lui-même. Le 30 janvier, la 17e Chambre devait condamner Jacques Isorni et la Table Ronde, chacun à 2.000 F d’amende et ordonner la saisie et la destruction du livre. Ces deux journées graves — où furent entendues en particulier des révélations concernant l’assassinat de l’amiral Darlan et l’attentat contre le général Giraud — ont été, pour l’Histoire, consignées par sténographie. Voici les débats dans toute leur nudité et, conformément à la Loi, dépouillés de tout commentaire. Aux lecteurs, à leur tour, de juger, en leur âme et conscience. Comme le crie l’appariteur à l’assistance qui se lève : « Le Tribunal ».


















