
GIVE THE PERFECT GIFT
Erin Mills Town Centre Gift Cards are the perfect choice for your gift giving needs.Purchase gift cards at kiosks near the food court or centre court, at Guest Services, or click below to purchase online.PURCHASE HEREHome
Gouverner les pauvres: Politiques sociales et administration du mérite
Indigo
Loading Inventory...
Gouverner les pauvres: Politiques sociales et administration du mérite
By None
Current price: $12.99


By None
Gouverner les pauvres: Politiques sociales et administration du mérite
Current price: $12.99
Loading Inventory...
Size: Kobo eBook
*Product information may vary - to confirm product availability, pricing, shipping and return information please contact Indigo
Et si l'aide sociale cessait d'être un droit ? Jamais sans doute la question n'aura paru autant d'actualité. Il est vrai que le pauvre méritant fait son grand retour sur la scène des politiques sociales. Lutter contre la pauvreté : l'objectif est toujours de mise mais il s'ordonne dorénavant à un sens commun qui fait du mérite le maître-mot. Et de l'expérimentation un moyen de concilier impartialité et justice. Sur la base d'une enquête minutieuse menée en France (le Revenu de solidarité active) et aux États-Unis (Opportunity NYC), l'ouvrage d'Élisa Chelle nous fait découvrir cette forme nouvelle de gouvernement des pauvres. Le paradigme qui est au cœur de ce tournant du réformisme social ? Celui de la conditionnalité comportementale, un schéma de pilotage qui, tout en assurant se démarquer d'une logique simplement économique, fait de la récompense monétaire le levier de la motivation. Et de la motivation le gage d'un comportement prédéfini. Renouveler les termes de la relation entre populations pauvres et pouvoir politique, voilà tout le sens de cette technique de gouvernement s'inspirant des théories du « nudge », c'est-à-dire d'une forme paradoxale d'autonomie institutionnalisée où les « bons comportements » tiennent lieu d'échappatoire à la pauvreté. L'aide sociale devient alors un gouvernement moral justifié par la science. Elle s'adosse à une éthique du travail et à la « bonne volonté » des pauvres par la vertu d'une mise en scène dont cette recherche, conduite de part et d'autre de l'Atlantique, analyse les enjeux, avec finesse et réalisme.
Et si l'aide sociale cessait d'être un droit ? Jamais sans doute la question n'aura paru autant d'actualité. Il est vrai que le pauvre méritant fait son grand retour sur la scène des politiques sociales. Lutter contre la pauvreté : l'objectif est toujours de mise mais il s'ordonne dorénavant à un sens commun qui fait du mérite le maître-mot. Et de l'expérimentation un moyen de concilier impartialité et justice. Sur la base d'une enquête minutieuse menée en France (le Revenu de solidarité active) et aux États-Unis (Opportunity NYC), l'ouvrage d'Élisa Chelle nous fait découvrir cette forme nouvelle de gouvernement des pauvres. Le paradigme qui est au cœur de ce tournant du réformisme social ? Celui de la conditionnalité comportementale, un schéma de pilotage qui, tout en assurant se démarquer d'une logique simplement économique, fait de la récompense monétaire le levier de la motivation. Et de la motivation le gage d'un comportement prédéfini. Renouveler les termes de la relation entre populations pauvres et pouvoir politique, voilà tout le sens de cette technique de gouvernement s'inspirant des théories du « nudge », c'est-à-dire d'une forme paradoxale d'autonomie institutionnalisée où les « bons comportements » tiennent lieu d'échappatoire à la pauvreté. L'aide sociale devient alors un gouvernement moral justifié par la science. Elle s'adosse à une éthique du travail et à la « bonne volonté » des pauvres par la vertu d'une mise en scène dont cette recherche, conduite de part et d'autre de l'Atlantique, analyse les enjeux, avec finesse et réalisme.


















