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Herculanum et Pompéi dans les récits des voyageurs français du XVIIIe siècle
Indigo
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Herculanum et Pompéi dans les récits des voyageurs français du XVIIIe siècle
By None
Current price: $11.99


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Size: Kobo eBook
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Quels sont les centres d'intérêt majeurs de nos visiteurs ? Ce qui domine d'abord, c'est l'impression qu'ils vont - tout au moins les premiers - vers une aventure, celle de la découverte de mondes nouveaux : le Sud bien sur, mais aussi le monde disparu des siècles passés, une "antiquité" qui n'est plus celle des livres, mais celle des hommes : de fait, à part les textes qui relatent leur destruction, on ne sait rien par les auteurs anciens de ces villes et, si les lecteurs assidus de Cicéron, de Virgile ou de Tacite que sont les hommes du xviiie siècle connaissent tout de Baia ou des champs Phlégréens, s'ils ont rêvé, comme d'autres, du Cap Misène, les noms de Pompéi et d'Herculanum n'évoquent rien d'autre dans leur mémoire que la fureur du Vésuve. Mais voici que, grâce aux fouilles, on voit sortir de terre non seulement des objets, mais le cadre banal où se déroulait, au fil des jours, la vie des hommes d'autrefois: comme dira plus tard l'auteur du Voyage du jeune Anacharsis, "ces anciens dont on a les oreilles rebattus depuis le collège et qu'on s'était habitué à considérer comme des espèces d'entités littéraires, on les voit revivre avec la plupart des préoccupations, des gots et même des ridicules modernes". D'un mot, qui sera celui de Stendhal, on découvre maintenant à "l'antiquité face à face".
Quels sont les centres d'intérêt majeurs de nos visiteurs ? Ce qui domine d'abord, c'est l'impression qu'ils vont - tout au moins les premiers - vers une aventure, celle de la découverte de mondes nouveaux : le Sud bien sur, mais aussi le monde disparu des siècles passés, une "antiquité" qui n'est plus celle des livres, mais celle des hommes : de fait, à part les textes qui relatent leur destruction, on ne sait rien par les auteurs anciens de ces villes et, si les lecteurs assidus de Cicéron, de Virgile ou de Tacite que sont les hommes du xviiie siècle connaissent tout de Baia ou des champs Phlégréens, s'ils ont rêvé, comme d'autres, du Cap Misène, les noms de Pompéi et d'Herculanum n'évoquent rien d'autre dans leur mémoire que la fureur du Vésuve. Mais voici que, grâce aux fouilles, on voit sortir de terre non seulement des objets, mais le cadre banal où se déroulait, au fil des jours, la vie des hommes d'autrefois: comme dira plus tard l'auteur du Voyage du jeune Anacharsis, "ces anciens dont on a les oreilles rebattus depuis le collège et qu'on s'était habitué à considérer comme des espèces d'entités littéraires, on les voit revivre avec la plupart des préoccupations, des gots et même des ridicules modernes". D'un mot, qui sera celui de Stendhal, on découvre maintenant à "l'antiquité face à face".


















