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L'Apocalypse de l'an 97 et la ruine de Jérusalem
Indigo
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L'Apocalypse de l'an 97 et la ruine de Jérusalem
By None
Current price: $5.99


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La gloire propre du génie d’Israël, c’est le prophétisme. Ni par son culte, ni par ses lois, ni par ses mœurs, le peuple hébreu n’eut une grande supériorité sur ses voisins jusqu’au VIIIe siècle avant Jésus-Christ.
Tout change quand, vers le milieu du VIIIe siècle avant Jésus-Christ, les nabis ou prophètes israélites, qui jusque-là n’avaient pas différé essentiellement de ceux des peuples voisins, se mettent à tenir école d’éloquence religieuse, morale, sociale, politique.
L’apocalypse fut un des genres essentiels de la première littérature chrétienne. Les livres de Daniel et d’Hénoch étaient la lecture habituelle du cercle apostolique, et les discours sur la fin des temps que l’on supposait avoir été tenus par Jésus en offrirent la vive empreinte. De bonne heure, on crut que Jésus, peu avant sa mort, avait prononcé une vraie apocalypse, où la fin du monde et la ruine de Jérusalem étaient présentées comme deux faits en connexion l’un avec l’autre.
La gloire propre du génie d’Israël, c’est le prophétisme. Ni par son culte, ni par ses lois, ni par ses mœurs, le peuple hébreu n’eut une grande supériorité sur ses voisins jusqu’au VIIIe siècle avant Jésus-Christ.
Tout change quand, vers le milieu du VIIIe siècle avant Jésus-Christ, les nabis ou prophètes israélites, qui jusque-là n’avaient pas différé essentiellement de ceux des peuples voisins, se mettent à tenir école d’éloquence religieuse, morale, sociale, politique.
L’apocalypse fut un des genres essentiels de la première littérature chrétienne. Les livres de Daniel et d’Hénoch étaient la lecture habituelle du cercle apostolique, et les discours sur la fin des temps que l’on supposait avoir été tenus par Jésus en offrirent la vive empreinte. De bonne heure, on crut que Jésus, peu avant sa mort, avait prononcé une vraie apocalypse, où la fin du monde et la ruine de Jérusalem étaient présentées comme deux faits en connexion l’un avec l’autre.


















