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L'eau-de-mort guildive
Indigo
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L'eau-de-mort guildive
By None
Current price: $11.99


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L’eau-de-mort guildive tire son nom de cette eau-de-vie, dite guildive, qui était, aux Antilles, spécialement fabriquée pour les esclaves. Dans un langage bien à lui, à la fois réaliste et poétique, l’auteur de La vie et la mort de Marcel Gonstran tente d’enserrer dans un récit aux mailles lâches, où l’image surgit vivace à chaque page, la réalité de la Martinique, de ses habitants tels qu’ils vivent aujourd’hui. Des personnages passent et disparaissent : un paysan embourbé avec sa charrette dans une ornière tandis que foncent sur la route des voitures aux chromes étincelants... Reine, la coquette, dans ses jupons créoles, si bien faite pour l’amour... Rires, révoltes, tendresses, sourdes menaces, et partout la pauvreté, celle qui engendre les escrocs, les mendiants, les infirmes de toute espèce — et qui suscite aussi les policiers à la matraque facile. Fort-de-France, ses grandeurs et ses turpitudes, se dresse à la fin du livre, éclatant en un incendie et une révolte sans lendemain. Tout le récit est émaillé de ces mots de terroir du parler créole qui instaurent naturellement la différence entre deux pays, deux climats, deux civilisations, même si le colonisé parle la langue du colonisateur.
L’eau-de-mort guildive tire son nom de cette eau-de-vie, dite guildive, qui était, aux Antilles, spécialement fabriquée pour les esclaves. Dans un langage bien à lui, à la fois réaliste et poétique, l’auteur de La vie et la mort de Marcel Gonstran tente d’enserrer dans un récit aux mailles lâches, où l’image surgit vivace à chaque page, la réalité de la Martinique, de ses habitants tels qu’ils vivent aujourd’hui. Des personnages passent et disparaissent : un paysan embourbé avec sa charrette dans une ornière tandis que foncent sur la route des voitures aux chromes étincelants... Reine, la coquette, dans ses jupons créoles, si bien faite pour l’amour... Rires, révoltes, tendresses, sourdes menaces, et partout la pauvreté, celle qui engendre les escrocs, les mendiants, les infirmes de toute espèce — et qui suscite aussi les policiers à la matraque facile. Fort-de-France, ses grandeurs et ses turpitudes, se dresse à la fin du livre, éclatant en un incendie et une révolte sans lendemain. Tout le récit est émaillé de ces mots de terroir du parler créole qui instaurent naturellement la différence entre deux pays, deux climats, deux civilisations, même si le colonisé parle la langue du colonisateur.


















