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Lemlija, princesse de Gao
Indigo
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Lemlija, princesse de Gao
By None
Current price: $12.99


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R. A. Costins n’est plus un inconnu pour les lettrés africains, ni même pour ceux qui, en France, s’intéressent au roman préhistorique ou, si l’on préfère, à la saga. Je n’en veux pour preuve que le succès de ses deux premiers ouvrages, La tribu de Schess et Le fils de Schess. Cette fois, R. A. Costins nous donne avec Lemlija (la charmante) un roman, premier d’une série en cours, concernant l’histoire des régions nigériennes centrales au Moyen Âge. Travail considérable, exigeant de multiples et minutieuses recherches à travers les rares documents parvenus jusqu’à nous, travail requérant aussi le sens logique de l’histoire, beaucoup d’intuition, une réelle connaissance du pays. Ce que l’auteur étudie, dans ce roman aux péripéties multiples, c’est avant tout les rapports entre Berbères et Sonraï de Gao au XIIe siècle. Pourquoi au XIIe siècle ? Parce que cette époque est la plus rapprochée du voyage accompli à travers le Soudan, de l’ouest à l’est, par le célèbre voyageur El Bekri qui en laissa une excellente relation. Le thème traité par l’auteur, en vue d’expliquer la poussée sonraï vers le nord (elle atteignit vraisemblablement le Touat au XIIIe ou XIVe siècle), est plausible. Contrairement à ses sagas, R. A. Costins n’a pas composé un livre uniquement descriptif. Les dialogues n’y manquent pas, qui délassent le lecteur tout en soutenant son attention. Lemlija, c’est, par excellence, le livre de la fatalité ! Certes, la trame en est généralement sombre, mais n’est-ce pas là, trop souvent, l’image même de la vie ?
R. A. Costins n’est plus un inconnu pour les lettrés africains, ni même pour ceux qui, en France, s’intéressent au roman préhistorique ou, si l’on préfère, à la saga. Je n’en veux pour preuve que le succès de ses deux premiers ouvrages, La tribu de Schess et Le fils de Schess. Cette fois, R. A. Costins nous donne avec Lemlija (la charmante) un roman, premier d’une série en cours, concernant l’histoire des régions nigériennes centrales au Moyen Âge. Travail considérable, exigeant de multiples et minutieuses recherches à travers les rares documents parvenus jusqu’à nous, travail requérant aussi le sens logique de l’histoire, beaucoup d’intuition, une réelle connaissance du pays. Ce que l’auteur étudie, dans ce roman aux péripéties multiples, c’est avant tout les rapports entre Berbères et Sonraï de Gao au XIIe siècle. Pourquoi au XIIe siècle ? Parce que cette époque est la plus rapprochée du voyage accompli à travers le Soudan, de l’ouest à l’est, par le célèbre voyageur El Bekri qui en laissa une excellente relation. Le thème traité par l’auteur, en vue d’expliquer la poussée sonraï vers le nord (elle atteignit vraisemblablement le Touat au XIIIe ou XIVe siècle), est plausible. Contrairement à ses sagas, R. A. Costins n’a pas composé un livre uniquement descriptif. Les dialogues n’y manquent pas, qui délassent le lecteur tout en soutenant son attention. Lemlija, c’est, par excellence, le livre de la fatalité ! Certes, la trame en est généralement sombre, mais n’est-ce pas là, trop souvent, l’image même de la vie ?


















