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Les yeux au ciel
Indigo
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Les yeux au ciel
By None
Current price: $9.99


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Size: Kobo eBook
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« Je regardais, par-delà les monts et les collines, le soleil qui terminait paisiblement sa course en se dirigeant vers la pointeuse perpétuelle du méridien d’un jour nouveau. - Qu’y a-t-il ? Ça ne va pas ? s’inquiéta Marie en me découvrant adossé à un arbre, le regard perdu dans le lointain. Elle s’approcha et me dévisagea avec l’acuité assidue d’un apprenti cardiologue. Mais j’allais bien beaucoup trop bien… Ce bonheur immense, cet amour infini que je ressentais m’étouffait presque. Je redoutais le jour où il me faudrait passer à la caisse pour en régler les intérêts. Jamais je n’aurai les moyens de m’acquitter d’une telle dette. – Mais si, au contraire. Regarde cette nature magnifique, répondis-je à ma fée, après un certain temps de perditions pensives. En prononçant ces mots, je l’enlaçai avec force. Surprise mais intuitive, Marie m’étreignit à son tour en me serrant avec la même intensité exagérée. Nous restâmes ainsi scotchés l’un à l’autre pendant de longues, très longues minutes, sans dire une parole. Des gouttelettes douces dévalèrent mes joues. Mon amour, le visage enfoui au creux de mon épaule, ne les vit pas. Les eût-elle comprises, ces larmes ? Que n’ai-je vu les siennes ! »
« Je regardais, par-delà les monts et les collines, le soleil qui terminait paisiblement sa course en se dirigeant vers la pointeuse perpétuelle du méridien d’un jour nouveau. - Qu’y a-t-il ? Ça ne va pas ? s’inquiéta Marie en me découvrant adossé à un arbre, le regard perdu dans le lointain. Elle s’approcha et me dévisagea avec l’acuité assidue d’un apprenti cardiologue. Mais j’allais bien beaucoup trop bien… Ce bonheur immense, cet amour infini que je ressentais m’étouffait presque. Je redoutais le jour où il me faudrait passer à la caisse pour en régler les intérêts. Jamais je n’aurai les moyens de m’acquitter d’une telle dette. – Mais si, au contraire. Regarde cette nature magnifique, répondis-je à ma fée, après un certain temps de perditions pensives. En prononçant ces mots, je l’enlaçai avec force. Surprise mais intuitive, Marie m’étreignit à son tour en me serrant avec la même intensité exagérée. Nous restâmes ainsi scotchés l’un à l’autre pendant de longues, très longues minutes, sans dire une parole. Des gouttelettes douces dévalèrent mes joues. Mon amour, le visage enfoui au creux de mon épaule, ne les vit pas. Les eût-elle comprises, ces larmes ? Que n’ai-je vu les siennes ! »


















