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Lodovico Manin, dernier doge de Venise (1789-1797) ou la servitude du pouvoir
Indigo
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Lodovico Manin, dernier doge de Venise (1789-1797) ou la servitude du pouvoir
By None
Current price: $42.33


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Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, la République de Venise était entrée dans un processus de déclin. Sa neutralité diplomatique avait fait de la Sérénissime République une puissance marginale dans une Europe monarchique en recomposition.
Le comte Lodovico Manin était issu d’une famille frioulane qui s’était enrichie du XVIe jusqu’au XVIIIe siècle par la diversification de ses sources de revenus. Ce riche patricien avait suivi le cursus honorum d’un haut fonctionnaire dans des villes de Terre Ferme, remarqué pour ses compétences économiques. Son élection comme procurateur de Saint Marc lui avait ouvert la voie vers le dogat (1789).
Après le déclenchement de la Révolution française, les autorités vénitiennes s’étaient illusionnées sur l’effet protecteur de leur neutralité diplomatique. La République de Venise était devenue un enjeu territorial entre la France républicaine et l’Autriche impériale.
L’invasion de la Vénétie par le général Bonaparte avait favorisé l’effondrement de la Sérénissime République (1797), désertée par l’esprit de résistance de son patriciat. Après son abdication, Lodovico Manin, retiré dans son palais, avait refusé de jouer un quelconque rôle politique, avant de s’éteindre en 1802 dans une Venise occupée, appauvrie et indifférente.
Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, la République de Venise était entrée dans un processus de déclin. Sa neutralité diplomatique avait fait de la Sérénissime République une puissance marginale dans une Europe monarchique en recomposition.
Le comte Lodovico Manin était issu d’une famille frioulane qui s’était enrichie du XVIe jusqu’au XVIIIe siècle par la diversification de ses sources de revenus. Ce riche patricien avait suivi le cursus honorum d’un haut fonctionnaire dans des villes de Terre Ferme, remarqué pour ses compétences économiques. Son élection comme procurateur de Saint Marc lui avait ouvert la voie vers le dogat (1789).
Après le déclenchement de la Révolution française, les autorités vénitiennes s’étaient illusionnées sur l’effet protecteur de leur neutralité diplomatique. La République de Venise était devenue un enjeu territorial entre la France républicaine et l’Autriche impériale.
L’invasion de la Vénétie par le général Bonaparte avait favorisé l’effondrement de la Sérénissime République (1797), désertée par l’esprit de résistance de son patriciat. Après son abdication, Lodovico Manin, retiré dans son palais, avait refusé de jouer un quelconque rôle politique, avant de s’éteindre en 1802 dans une Venise occupée, appauvrie et indifférente.


















