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SALAIRES, PRIX, PROFITS
Indigo
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SALAIRES, PRIX, PROFITS
By None
Current price: $2.82


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Extrait :
Toute son argumentation revenait à ceci : si la classe ouvrière force la classe capitaliste à débourser cinq schellings au lieu de quatre, sous forme de salaire en argent, le capitaliste donnera, sous forme de marchandises, une valeur de quatre schellings au lieu d’une valeur de cinq. La classe ouvrière aurait à payer cinq schellings l’article ou la denrée que, avant la hausse des salaires, elle achetait quatre schellings. Mais pourquoi en est-il ainsi ? Pourquoi le capitaliste ne donne t-il que quatre schellings de marchandises pour cinq schellings d’argent ? Parce que la somme des salaires est fixe. Mais pourquoi est-elle fixée à quatre schellings de marchandises ? Pourquoi pas à trois, à deux, ou à toute autre somme d’argent ? Si la limite de la somme des salaires est déterminée par une loi économique, indépendante également de la volonté du capitaliste et de la volonté de l’ouvrier, la première chose que le citoyen Weston avait à faire c’était de formuler cette loi, et la seconde c’était de la prouver. Puis il devait en outre prouver que la somme des salaires effectivement payés à chaque moment donné correspond toujours exactement à la somme nécessaire des salaires et ne s’en écarte jamais. Si, d’autre part, la limite donnée de la somme des salaires est fondée sur la simple volonté du capitaliste ou sur les bornes de son avarice, c’est là une limite arbitraire. Elle n’a rien de nécessaire. Elle peut être changée par la volonté du capitaliste et peut aussi, par conséquent, être changée contre sa volonté.
Extrait :
Toute son argumentation revenait à ceci : si la classe ouvrière force la classe capitaliste à débourser cinq schellings au lieu de quatre, sous forme de salaire en argent, le capitaliste donnera, sous forme de marchandises, une valeur de quatre schellings au lieu d’une valeur de cinq. La classe ouvrière aurait à payer cinq schellings l’article ou la denrée que, avant la hausse des salaires, elle achetait quatre schellings. Mais pourquoi en est-il ainsi ? Pourquoi le capitaliste ne donne t-il que quatre schellings de marchandises pour cinq schellings d’argent ? Parce que la somme des salaires est fixe. Mais pourquoi est-elle fixée à quatre schellings de marchandises ? Pourquoi pas à trois, à deux, ou à toute autre somme d’argent ? Si la limite de la somme des salaires est déterminée par une loi économique, indépendante également de la volonté du capitaliste et de la volonté de l’ouvrier, la première chose que le citoyen Weston avait à faire c’était de formuler cette loi, et la seconde c’était de la prouver. Puis il devait en outre prouver que la somme des salaires effectivement payés à chaque moment donné correspond toujours exactement à la somme nécessaire des salaires et ne s’en écarte jamais. Si, d’autre part, la limite donnée de la somme des salaires est fondée sur la simple volonté du capitaliste ou sur les bornes de son avarice, c’est là une limite arbitraire. Elle n’a rien de nécessaire. Elle peut être changée par la volonté du capitaliste et peut aussi, par conséquent, être changée contre sa volonté.


















