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Un coup de feu et autres nouvel
Indigo
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Un coup de feu et autres nouvel
By None
Current price: $1.91


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Nul ne connaissait ni ses moyens ni ses ressources, et personne n’osait
l’interroger là-dessus. Sa bibliothèque consistait, en grande partie, en
livres militaires et en romans, qu’il prêtait volontiers, sans jamais les réclamer
lorsqu’on oubliait de les lui rendre. Il faut dire que, de son côté,
il ne rendait jamais les livres qu’on lui prêtait. Sa principale occupation
était le tir au pistolet ; les murs de ses chambres, criblés de balles, étaient
remplis de trous comme des ruches d’abeilles. Une riche collection de
pistolets était le seul luxe de la bicoque qu’il occupait ; la perfection avec
laquelle il maniait le pistolet était telle, que, s’il eût proposé à un des officiers
de notre régiment d’aba?re une poire posée sur sa casque?e, celui-ci
eût accepté sans hésitation.
Souvent, dans nos causeries, nous parlions duel : Sylvio – c’est ainsi
que je le nommerai – ne prenait jamais part à ces sortes de conversations.
Si par hasard on lui demandait : « Vous êtes-vous jamais ba?u ? » il vous
répondait avec aigreur un ouibien sec ; mais jamais il ne donnait de détails
sur ses duels, et l’on voyait que ces questions lui étaient on ne peut plus
désagréables...
Nul ne connaissait ni ses moyens ni ses ressources, et personne n’osait
l’interroger là-dessus. Sa bibliothèque consistait, en grande partie, en
livres militaires et en romans, qu’il prêtait volontiers, sans jamais les réclamer
lorsqu’on oubliait de les lui rendre. Il faut dire que, de son côté,
il ne rendait jamais les livres qu’on lui prêtait. Sa principale occupation
était le tir au pistolet ; les murs de ses chambres, criblés de balles, étaient
remplis de trous comme des ruches d’abeilles. Une riche collection de
pistolets était le seul luxe de la bicoque qu’il occupait ; la perfection avec
laquelle il maniait le pistolet était telle, que, s’il eût proposé à un des officiers
de notre régiment d’aba?re une poire posée sur sa casque?e, celui-ci
eût accepté sans hésitation.
Souvent, dans nos causeries, nous parlions duel : Sylvio – c’est ainsi
que je le nommerai – ne prenait jamais part à ces sortes de conversations.
Si par hasard on lui demandait : « Vous êtes-vous jamais ba?u ? » il vous
répondait avec aigreur un ouibien sec ; mais jamais il ne donnait de détails
sur ses duels, et l’on voyait que ces questions lui étaient on ne peut plus
désagréables...


















