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Une histoire culturelle de la Révolution
Indigo
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Une histoire culturelle de la Révolution
By None
Current price: $20.99


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Ce livre déploie l’implicite d’un étrange petit carnet écrit entre 1824 et 1834, intitulé Le Salon imaginaire ou le 20e siècle de Bertrand Barère de Vieuzac, titre posé de la main de son auteur, l’ancien rapporteur du Comité de salut public de l’an II. Or, que veut, que peut un Salon imaginaire, si ce n’est parler de ce dont il n’est pas question : la Révolution française. Ces 230 notices dans l’esprit des Salon de peinture du temps brassent les époques et les lieux. Pour dire sans dire les moments critiques de l’action. L’invention de tableaux à peindre, rarement la reprise d’œuvres réalisées, permettent de ne rien forclore. L’avenir du passé persiste et nourrit la réflexion sur le tragique de la décision qu’elle soit directement politique ou non. Les situations paroxystiques dans le goût de David, leur présentification mentale évoquent les premiers rôles, les complices et les comparses, presque toujours néfastes dans un entrelacs de métaphores cryptées et d’allégories en action. Les voix du silence permettent d’opposer au présent désespérant, celui de la Restauration, la sensibilité préromantique de la seconde génération des Lumières qui fit la Révolution. L’horizon d’attente reste celui d’une humanité réconciliée avec elle-même, de là, le renvoi au xxe siècle. Cette rêverie vagabonde d’un des acteurs majeurs de la Révolution permet une authentique page d’histoire culturelle du politique.
Ce livre déploie l’implicite d’un étrange petit carnet écrit entre 1824 et 1834, intitulé Le Salon imaginaire ou le 20e siècle de Bertrand Barère de Vieuzac, titre posé de la main de son auteur, l’ancien rapporteur du Comité de salut public de l’an II. Or, que veut, que peut un Salon imaginaire, si ce n’est parler de ce dont il n’est pas question : la Révolution française. Ces 230 notices dans l’esprit des Salon de peinture du temps brassent les époques et les lieux. Pour dire sans dire les moments critiques de l’action. L’invention de tableaux à peindre, rarement la reprise d’œuvres réalisées, permettent de ne rien forclore. L’avenir du passé persiste et nourrit la réflexion sur le tragique de la décision qu’elle soit directement politique ou non. Les situations paroxystiques dans le goût de David, leur présentification mentale évoquent les premiers rôles, les complices et les comparses, presque toujours néfastes dans un entrelacs de métaphores cryptées et d’allégories en action. Les voix du silence permettent d’opposer au présent désespérant, celui de la Restauration, la sensibilité préromantique de la seconde génération des Lumières qui fit la Révolution. L’horizon d’attente reste celui d’une humanité réconciliée avec elle-même, de là, le renvoi au xxe siècle. Cette rêverie vagabonde d’un des acteurs majeurs de la Révolution permet une authentique page d’histoire culturelle du politique.


















