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Une prison clandestine de la police française, Arenc
Indigo
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Une prison clandestine de la police française, Arenc
By None
Current price: $12.99


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Pendant plus de dix ans, dans ce pays, en plein cœur de Marseille, les services de police ont pu faire fonctionner une prison, sans que nul en ait eu connaissance au point de s'en inquiéter. Des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants ont été parqués quai d'Arenc, totalement à la merci de la police, sans pouvoir prévenir quiconque de leur sort, sans garantie d'hygiène et d'alimentation, soumis, quant à leur destination et au temps de leur détention, à un arbitraire illimité. Et nous ne tolérons pas que les habitants de Munich aient pu ignorer leur faubourg : Dachau ! Pourtant, Arenc est au cœur de Marseille, de son port, des centaines de travailleurs, massivement syndiqués, ont pu observer les allées et venues des escortes, des gardes, des prisonniers. Les quotidiens marseillais ont chacun leur chroniqueur de la vie portuaire... C'est en avril 1975, qu'Alex Panzani, journaliste à La Marseillaise et à L'Humanité, en même temps que les correspondants de Libération et du Monde, alertait l'opinion publique sur le scandale de la prison clandestine et hors la loi d'Arenc. Le cas de la prison d'Arenc dépasse de beaucoup le cadre local et la dimension d'une bavure. Agissant impunément, la police française a systématiquement violé le droit français, la Constitution française. Les délits qu'elle a ainsi commis sont sanctionnés par le Code pénal : arrestations illégales, atteintes à la liberté, séquestrations arbitraires. Les responsables — au plus haut niveau, c'est-à-dire celui du ministre de l'Intérieur — seront-ils poursuivis, seront-ils punis ? Et cet arbitraire cessera-t-il ?
Pendant plus de dix ans, dans ce pays, en plein cœur de Marseille, les services de police ont pu faire fonctionner une prison, sans que nul en ait eu connaissance au point de s'en inquiéter. Des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants ont été parqués quai d'Arenc, totalement à la merci de la police, sans pouvoir prévenir quiconque de leur sort, sans garantie d'hygiène et d'alimentation, soumis, quant à leur destination et au temps de leur détention, à un arbitraire illimité. Et nous ne tolérons pas que les habitants de Munich aient pu ignorer leur faubourg : Dachau ! Pourtant, Arenc est au cœur de Marseille, de son port, des centaines de travailleurs, massivement syndiqués, ont pu observer les allées et venues des escortes, des gardes, des prisonniers. Les quotidiens marseillais ont chacun leur chroniqueur de la vie portuaire... C'est en avril 1975, qu'Alex Panzani, journaliste à La Marseillaise et à L'Humanité, en même temps que les correspondants de Libération et du Monde, alertait l'opinion publique sur le scandale de la prison clandestine et hors la loi d'Arenc. Le cas de la prison d'Arenc dépasse de beaucoup le cadre local et la dimension d'une bavure. Agissant impunément, la police française a systématiquement violé le droit français, la Constitution française. Les délits qu'elle a ainsi commis sont sanctionnés par le Code pénal : arrestations illégales, atteintes à la liberté, séquestrations arbitraires. Les responsables — au plus haut niveau, c'est-à-dire celui du ministre de l'Intérieur — seront-ils poursuivis, seront-ils punis ? Et cet arbitraire cessera-t-il ?


















